Exposition temporaire

vendredi 8 février 2019 — dimanche 5 mai 2019

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Kent Monkman, The Daddies, 2016. Acrylique sur toile. Collection de Christine Armstrong et Irfhan Rawji.

Kent Monkman

Honte et préjugés : une histoire de résilience

L’exposition Honte et préjugés : une histoire de résilience revisite l’histoire du Canada depuis la signature de la Confédération à travers le regard de Miss Chief Eagle Testickle, le flamboyant alter ego spirituel de l’artiste cri Kent Monkman.

Témoin des moments clés de l’histoire des peuples autochtones, Miss Chief évoque les 150 années d’existence du Canada – marquées par la mise en place de politiques génocidaires dévastatrices – et rend hommage à la résilience des peuples autochtones d’aujourd’hui.

Dans une scénographie s’inspirant des manuscrits d’une autre époque, les visiteurs découvriront les tableaux, sculptures et installations de Monkman contestant l’interprétation prédominante de l’histoire du Canada. Tout au long du parcours en neuf chapitres thématiques, le récit à la fois incisif et déchirant des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle accompagne les œuvres : « Ils voulaient faire sortir l’Indien de nous ; ils n’ont pas pu le faire, mais ils ont réussi à nous démoraliser » raconte-t-elle dans le livret Extraits des mémoires de Miss Chief Eagle Testickle.

  • Kent Monkman, <i>The Massacre of the Innocents</i>, 2015. Acrylique sur toile. Collection de John Bilton.
  • Kent Monkman, <i>Death of the Virgin</i> (d’après le Caravage), 2016. Acrylique sur toile. Collection de Donald R. Sobey.
  • Kent Monkman, <i>Reincarceration</i>, 2013. Acrylique sur toile. Collection du Glenbow Museum.
  • Kent Monkman, <i>The Subjugation of Truth</i>, 2016. Acrylique sur toile. Collection de Donald R. Sobey.
  • Kent Monkman, <i>Nativity Scene</i>, 2017. Installation multimédia. Don du Comité des bénévoles au Museum London (1956-2017), à la mémoire de Shelagh Martin-McLaren, 2017.
  • Kent Monkman, <i>Le Petit dejeuner sur l’herbe</i>, 2014. Acrylique sur toile. Peters Projects, Santa Fe, N.-M., États-Unis.
  • <i>Mocassins de Poundmaker</i>, 1875-1890. Perles de verre, cuir brut de pare-flèche peint, peau de bison tannée avec de la cervelle et fumée. Recueillis par Walter Gouin auprès du chef Poundmaker, v.1875-1880. Musée canadien de l’histoire.
  • Kent Monkman, <i>Study for the Beaver Bacchanal</i>, 2015. Aquarelle sur papier. Avec l’aimable autorisation de l’artiste.
  • Monkman, <i>The Daddies</i>, 2016. Acrylique sur toile.
Collection de Christine Armstrong et Irfhan Rawji.
  • Kent Monkman, <i>The Scream</i>, 2017. Acrylique sur toile. Collection du Denver Art Museum, fonds d’acquisition, Arts autochtones.

Au cœur de Honte et préjugés : une histoire de résilience se trouve une vive célébration de la résilience autochtone. L’exposition fait appel à l’humour et à la pensée critique pour créer une rétrospective troublante de ce que Monkman qualifie de « plus grande période de dévastation de l’histoire des Premiers Peuples ».

Les œuvres de Monkman s’entrechoquent et fouettent les idées reçues ; confrontent l’hétéronormativité et la pensée binaire des genres ; opposent la glorification de la religion catholique à la détresse profonde qu’elle occasionne ; se moquent de l’opulence du colonialisme en ces terres autochtones et rappellent les conséquences des traités qui ont changé à jamais le cours de l’histoire.

Pour public averti.

Kent Monkman

Kent Monkman est un artiste canadien d’ascendance crie reconnu pour ses réinterprétations provocantes de paysages romantiques nord-américains.

Les thèmes de la colonisation, de la sexualité, de la perte et de la résilience – les complexités de l’expérience autochtone passée et contemporaine – sont explorés par divers moyens d’expression, dont la peinture, le film et la vidéo, la performance et l’installation.

Cette exposition itinérante a été produite par l’Art Museum de l’Université de Toronto en partenariat avec le Musée d’art du Centre de la Confédération, Charlottetown, et a été réalisée en partie grâce au gouvernement du Canada, au Conseil des arts du Canada et au Conseil des arts de l’Ontario.

Commanditaire principal : Fondation Donald R. Sobey

À ne pas manquer

ce que l'on en dit

« Une exposition grave qui [évoque] la résilience des autochtones et dans laquelle on [retrouve] en même temps l'humour si particulier de Monkman. » La Presse
« Kent Monkman ne manque pas d'humour et d'une subtile effronterie lorsqu'il détourne, à sa manière, les symboles forts retenus par l'histoire canadienne. » Radio-Canada
« Explosion de regards sur la vie au passé et au présent des Premières Nations canadiennes, [l'exposition] braque une lumière crue et compatissante sur la surreprésentation autochtone en milieu carcéral et chez les itinérants, sur l’épidémie de suicides dans les réserves ainsi que sur les ravages provoqués par l’Église avec l’aval de l’État. » Le Devoir
« Une vaste exposition [...] pour mieux appréhender et se réapproprier l’autre côté du miroir… et de l’Histoire. » Fugues
« Une façon pour l’artiste de replacer les Premières Nations au centre de l’histoire et de souligner leur résilience au fil du temps. » Journal Métro

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