Pilosité faciale et pandémie - Musee McCord
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Collections et recherche

O.J. Desjardins, Elmire Barrette et M. Delorme, Montréal (détail), 1902-1906. Don de Jean-Luc Allard et Lucie Surprenant, M2017.46.2.1871 © Musée McCord

Pilosité faciale et pandémie

Propagation virale et collection de photographies du Musée McCord. Vous vous demandez sans doute quel est le rapport entre la COVID-19 et les photographies historiques que possède le Musée. La réponse tient en quelques mots : masque et pilosité faciale.

La moustache revient à la mode. Elle occupe en effet de plus en plus de place dans le paysage facial de nos sociétés contemporaines. Si cet engouement est pour l’instant modeste, il faut cependant se préparer à un regain de popularité de bien d’autres styles de barbes. La collection Photographie du Musée McCord offre un échantillonnage des modes capillaires du passé qui nous donne une bonne idée de ce que le futur pourrait nous réserver.

Cela dit, un retour en force des barbes et des moustaches les plus exubérantes du passé pourrait présenter un enjeu de santé publique. En effet, des études ont montré que certains types de pilosité faciale risquaient de diminuer l’efficacité du masque. Si la moustache classique peut facilement être couverte par un couvre-visage adéquat, la chose est plus difficile avec certaines barbes et parfois, le port même d’un masque est compromis par certains ornements pileux.

Afin de bien nous préparer à ce nouveau boom du poil, nous avons jugé bon de vous donner des exemples de défis que la mode pourrait amener aux fabricants de couvre-visages. Les expressions suivantes sont des mots-clés provenant de la base de données du Musée grâce auxquels on peut dénicher les barbus de la collection.

Barbe pleine

Image de gauche : William Notman, Max Bibaud, Montréal, 1862. I-2572.1 © Musée McCord
Image du centre : William Notman, M. Vogt, Montréal, 1868. I-30308 © Musée McCord
Image de droite : Notman & Sandham, James Taylor, Montréal, 1882. II-63925.1 © Musée McCord

Ce type de barbe est assez commun. Il peut tout autant représenter un vieil homme sage ou un bûcheron viril qu’un jeune professionnel progressiste, surtout si ce dernier est coiffé d’une tuque et qu’il tient une tasse de café.

Barbiche (goatee)

Alphonse Albert Côté, Portrait d’un inconnu, Montréal, 1898-1906. Don de Jean-Luc Allard et Lucie Surprenant, M2017.46.2.1219 © Musée McCord

Aussi appelée barbichette, cette barbe minimaliste rappelle celle qui pousse au menton des chèvres, d’où son nom.

Favoris

Image de gauche : William Notman, S. R. Thomson, Montréal, 1876. II-24081.1 © Musée McCord
Image de droite : William Notman, Capitaine Ball, Montréal, 1868. I-33713.1 © Musée McCord

Il y a ici une exploration de la frontière entre cheveux et barbe. On pourrait dire que c’est un peu comme un rideau qu’on aurait ouvert pour laisser entrer la lumière, ou pour définir le menton.

Moustache

Image de gauche : Notman & Sandham, David Watson, Montréal, 1882. II-63866.1 © Musée McCord
Image du centre : Wm. Notman & Son, D. M. Stewart, Montréal, 1906. II-162424 © Musée McCord
Image de droite : Notman & Sandham, F. J. Huntington, Montréal, 1882. II-63800.1 © Musée McCord

Le poil soigneusement cultivé au-dessus de la lèvre, la moustache est un classique qui trouve de plus en plus d’adeptes. Elle possède un potentiel d’expression presque infini.

Rideau de menton

Image de gauche : William Notman, R. Thomas, Montréal, 1868. I-34018.1 © Musée McCord
Image du centre : Notman & Sandham, M. McCall, Montréal, 1880. II-57773.1 © Musée McCord
Image de droite : Notman & Sandham, Le détective Cullen, Montréal, 1882. II-66481 © Musée McCord

Ce modèle permet, tel un écrin de poils, d’encercler un visage tout en laissant les alentours de la bouche dégagés pour accueillir les baisers avec douceur. Il tire son nom de sa ressemblance comique avec un habillage de fenêtre.

Van Dyke

Edmond Dyonnet, Maurice Cullen, Montréal, 1896-1897. MP-1980.197.1 © Musée McCord

Cette sorte de barbe à la popularité grandissante se caractérise par l’alliance de la moustache et de la barbichette. Elle tire son nom du peintre flamand du 17e siècle Antoine van Dyck. La flamboyante barbe qu’il arbore dans la plupart de ses autoportraits n’a pas manqué d’inspirer des générations de barbus.

 


Alexis Curodeau-Codère, stagiaire de la Factry
Alexis arpente le Musée à la rencontre de celles et ceux qui, chacun à leur manière, l’animent et le façonnent.
Novembre 2020

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