Trois ensembles documentaires liés à la traite des fourrures mis en ligne - Musee McCord
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Collections et recherche

Extrait de l’acte d’admission de Robert Henry dans la Compagnie du Nord-Ouest (détail), 12 juillet 1810. Don de Seymour Schulich, Collection Compagnie du Nord-Ouest C104, M993.173.1 © Musée McCord

Trois ensembles documentaires liés à la traite des fourrures mis en ligne

Depuis les débuts de la Nouvelle-France jusqu’au milieu du 19e siècle et même au-delà, la traite des fourrures a marqué le paysage économique et social de Montréal. Les collections du Musée McCord préservent de nombreuses traces de ce commerce et de ses acteurs. Au cours de la dernière année, trois ensembles documentaires de la collection Archives touchant cet aspect de l’histoire montréalaise ont été mis en ligne. Chercheurs d’ici et d’ailleurs peuvent maintenant découvrir et feuilleter ces témoins du passé de Montréal – et du Canada.

La collection Compagnie du Nord-Ouest comprend une trentaine de documents datant surtout du début du 19e siècle. Elle dresse le portrait fragmentaire mais fascinant d’une entreprise légendaire qui a transformé les méthodes couramment utilisées dans la traite des fourrures et marqué l’histoire du pays de diverses façons. Les activités de la Compagnie du Nord-Ouest ne prendront fin qu’au terme de plusieurs décennies d’une féroce rivalité commerciale avec la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui finira par l’absorber.

Le fonds Beaver Club dévoile l’aspect social du commerce des fourrures à Montréal à cette époque. Il est principalement constitué d’un registre de procès-verbaux du club tenu entre 1807 et 1827. On y découvre toute une constellation de marchands de la Compagnie du Nord-Ouest entretenant leurs relations autour de bons repas tout en recevant régulièrement des invités de marque de l’armée britannique, tels qu’Isaac Brock et Gordon Drummond. Aux listes des convives s’ajoutent celles, détaillées, de la nourriture et des boissons consommées, ce qui nous permet d’avoir une excellente idée de ce que les bourgeois montréalais de l’époque considéraient comme les ingrédients d’une fête réussie!

La collection William McKay retrace quant à elle l’histoire d’un membre du Beaver Club connu surtout pour sa carrière militaire. Pendant la guerre de 1812, plusieurs marchands de fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest, d’origine écossaise pour la plupart, s’engagent dans les forces britanniques. Cette collection retrace la carrière militaire de l’un d’entre eux, William McKay. Fort de son expérience passée dans le commerce des fourrures, McKay utilise les connaissances du territoire et des cultures des Grands Lacs qu’il a acquises pendant ses voyages de traite pour avoir le dessus sur les troupes américaines à de nombreuses reprises. Ces documents permettent notamment de mieux comprendre les relations entre les officiers britanniques et les peuples autochtones pendant cette période, alors qu’elles sont de plus en plus marquées par des rapports de domination coloniale.

Le Musée est heureux de rendre ces documents plus accessibles. Nous espérons qu’ils permettront d’approfondir et d’enrichir la compréhension du rôle qu’a joué le commerce des fourrures dans la société montréalaise et canadienne, y compris dans les relations entre Premières Nations et Canadiens d’origine européenne.


Philippe-Olivier Boulay Scott, archiviste junior
Mathieu Lapointe, conservateur, Archives
Janvier 2021

Merci!

La numérisation de la collection Compagnie du Nord-Ouest, soutenue par la Stratégie de numérisation du patrimoine documentaire, a été réalisée dans le cadre d’un projet collaboratif visant à mettre en ligne les archives de la Compagnie détenues par le Musée de la civilisation (Québec), l’Université McGill et le Musée McCord.

La numérisation de la collection McKay et du fonds Beaver Club a pu être effectuée grâce au généreux soutien de M. Mark Gallop.

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