Introduction:Musée du Nouveau Brunswick, 2005 |
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Dessin
Le départ de St. John's Henry Hope Crealock 1862, 19e siècle Encre et blanc opaque 37.1 x 76.6 cm 1964.89 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:L'affaire du Trent est la crise diplomatique la plus grave entre les États-Unis et la Grande-Bretagne durant la guerre civile américaine. Il y avait à bord du navire britannique Trent deux émissaires, James Mason et John Slidell, représentant les États confédérés d'Amérique, un regroupement d'États qui s'étaient séparés des États-Unis au début de 1861. Mason et Slidell étaient partis de Cuba à destination de Londres avec pour mission d'obtenir des puissances européennes une reconnaissance diplomatique pour les Confédérés. Le 8 novembre 1861, le capitaine Charles Wilkes du San Jacinto, un bateau de la marine américaine, fait feu sur le Trent, arraisonne le navire et arrête Mason et Slidell. Cette violation des droits de visite en territoire neutre, au mépris flagrant de la loi internationale, soulève un tollé en Grande-Bretagne. Avec la menace grandissante d'un conflit entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, il devient de plus en plus important de renforcer les défenses militaires de la Grande-Bretagne dans ses dernières colonies d'Amérique du Nord. Si la guerre éclate, les colonies canadiennes seront sur la ligne de front du conflit militaire. Quoi:Henry Hope Crealock (1831-1891), l'artiste, est au centre du dessin. Il porte des bottes foncées et un manteau de fourrure. Il est en train de négocier avec le fournisseur du traîneau.
Où:Tout au long de son service militaire, l'artiste, Henry Hope Crealock, a accompagné l'armée britannique en Crimée, en Chine, en Inde, en Russie, en Autriche et dans le Zoulouland.
Quand:Henry Hope Crealock, l'artiste, s'est enrôlé dans l'armée britannique en 1848 à l'âge de dix-sept ans.
Qui:Bien que non visibles à moins de regarder l'image en gros plan, les noms des sujets sont indiqués sur le dessin : le colonel Henry Hope Crealock, l'artiste ; le colonel Shadwell ; le colonel Pearson des Grenadier Guards ; le général Rumley ; le major-général Lord Frederic Paulet ; le capitaine Grant Gordon des Scots Fusiliers Guards et le capitaine W.F. Seymour des Coldstream Guards.
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Clefs de l'histoire:Au début des années 1860, suite à l'éruption des tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Grande-Bretagne au sujet de l'affaire du Trent, les Britanniques décident de renforcer leur système de défense inadéquat en Amérique du Nord. Le Nouveau-Brunswick et les autres colonies au Canada étant protégés essentiellement par des milices composées de volontaires, des milliers de troupes britanniques y sont envoyées pour assurer leur sécurité contre les armées américaines, bien préparées à la bataille en raison de la guerre civile qui fait rage dans leur pays. Une fois la crise passée, les officiers militaires britanniques sont restés au Canada pour faire des recommandations sur l'amélioration des défenses. Quoi:Cette tunique était portée avec une ceinturon de cuir verni blanc dont la boucle était ornée de l'insigne du régiment.
Où:Formé en 1685, le 15e régiment d'infanterie a participé à la bataille des plaines d'Abraham de 1759, à la Révolution américaine et à la guerre des Boers en Afrique du Sud.
Quand:Ce modèle de tunique a été ajouté à l'uniforme d'apparat de l'armée britannique après la guerre de Crimée de 1854-1856.
Qui:Le capitaine Robert Coupe, qui deviendra major, est mort à Basingstoke, en Angleterre, le 23 décembre 1888.
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Photographie
Famille royale Vers 1861, 19e siècle Papier albuminé - carte de visite 6.4 x 10.5 cm X10391 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:An plus fort de la crise diplomatique entre les États-Unis et la Grande-Bretagne au sujet de l'affaire du Trent, le mari de la reine Victoria (1819-1901), le prince Albert (1819-1861), meurt subitement le 14 décembre 1861, à l'âge de 42 ans. Les rituels entourant les funérailles et le deuil détournent l'attention de la Grande-Bretagne dont la colère s'apaise à l'égard des États-Unis qui ont violé les droits de visite en territoire neutre. Quoi:Cette carte de visite a été créée à partir de photographies individuelles des membres de la famille royale pour former une seule photographie composite.
Où:Les cartes de visite représentant des politiciens et d'éminents personnages publics étaient très recherchées et conservées dans des albums spéciaux.
Quand:Les cartes de visite ont été très populaires du milieu des années 1850 jusqu'aux années 1870.
Qui:La reine Victoria a épousé Albert Augustus Charles Emanuel, prince de Saxe-Coburg-Gotha, le 10 février 1840.
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Trousse médicale
Vers 1860, 19e siècle Bois et métal 30 x 15 cm 986 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:En janvier 1862, l'incident diplomatique entre les États-Unis et la Grande-Bretagne au sujet de l'affaire du Trent s'est quelque peu estompé. Les troupes britanniques, cependant, parcourent toujours le Nouveau-Brunswick pour renforcer les défenses dans le centre du Canada. Les journaux locaux rapportent l'ampleur et le nombre des mouvements de troupes. Le 31 janvier 1862, on peut lire dans le New Brunswick Reporter que 700 « Great Guns » sont partis de Saint John pour se rendre à Fredericton, puis à Woodstock. Quelques jours plus tard, le même journal signale le passage de plus de 40 unités de troupes et de 200 chevaux. En mars 1862, les casernes des soldats à Fredericton doivent être agrandies pour pouvoir accueillir les nombreuses troupes qui s'arrêtent dans la ville. Quoi:Superbement présentée dans un boîtier en acajou doublé de velours, cette trousse chirurgicale comprend un tourniquet, des scalpels, des pointes de différentes tailles ainsi qu'une égoïne à l'aspect menaçant.
Où:Bien que cette trousse chirurgicale provienne sans doute d'Europe, des trousses semblables étaient fabriquées en grande quantité aux États-Unis au milieu du 19e siècle.
Quand:Fait étonnant, les mouvements de troupes étaient plus faciles en hiver que durant les autres saisons parce que les voies navigables gelées offraient des routes plus directes tout en facilitant le passage des traîneaux.
Qui:Selon certains documents, cette trousse médicale serait tombée lors d'un transport de soldats à l'hiver 1862, et aurait été trouvée par un fermier qui l'aurait ensuite vendue au Dr Mott, un médecin de Saint John.
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Photographie
Lord Frederic Paulet, le capitaine George G. Gordon et le capitaine Seymore William Notman 1862, 19e siècle 10.3 x 6.3 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10788 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Voici une petite photographie carte de visite représentant trois des officiers dépêchés par le gouvernement de la Grande-Bretagne en Amérique du Nord britannique en 1861 pour faire des recommandations sur la défense des colonies. Les hommes étaient en charge des troupes qui débarquaient à Halifax, en Nouvelle-Écosse, qu'ils devaient ensuite mener en toute sécurité jusqu'à Montréal, au Québec. Lorsqu'elles étaient à Saint John, au Nouveau-Brunswick, les troupes ont été conviées à un banquet organisé sous les auspices de M. William Jack, c. r. (1811-1886). Comme geste de courtoisie et pour rappeler le séjour des troupes au Nouveau-Brunswick, Lord Frederic Paulet, l'un des commandants, a transmis ses amitiés à la famille Jack dans une petite note accompagnant cette photographie carte de visite. Quoi:Des blancs d'oeuf étaient utilisés pour préparer le papier albuminé servant à l'impression photographique.
Où:Cette photographie a été prise à Montréal, au Québec, après le long trajet réalisé en plein hiver depuis Halifax, en Nouvelle-Écosse.
Quand:Cette photographie accompagnait une lettre datée du 23 mars 1862 adressée à William Jack.
Qui:William Notman (1826-1891), le photographe, possédait et dirigeait un vaste empire de studios de photographie au Canada et aux États-Unis.
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Dessin
« Carrig Leagh », résidence de la famille Jack, Portland, Saint John, Nouveau-Brunswick, vers 1861 Alice Delacour Jack Vers 1901, 20e siècle Encre sur papier 15.2 x 22.5 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 22243 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Quelques années après leur mariage en 1840, William Jack (1811-1886) et Emma Carleton Kenah (1825-1895) font construire un grande maison à Portland, jadis une banlieue de Saint John, au Nouveau-Brunswick. Ils désignent leur domaine sous le nom de Carrig Leagh, un terme irlandais désignant les grandes falaises de pierre grise qui bordent la propriété. Onze enfants naîtront au sein de la famille Jack, et leurs cris de joie - et parfois de colère - emplissent la maisonnée. La famille Jack habitera cette propriété pendant près de 40 ans, jusqu'à ce qu'elle soit vendue au shérif Sturdee en 1880. Quoi:Dans les années 1850, Carrig Leagh a accueilli de nombreux festivals en plein air organisés pour les enfants de l'école du dimanche.
Où:Isaac Allen Jack (1843-1903), le frère aîné de Fanny, a écrit une série d'articles sur la vie à Portland qui ont été publiés en 1899 dans The New Brunswick Magazine.
Quand:L'architecte Edwin Fairweather, de Saint John, a dessiné Carrig Leagh en 1844.
Qui:Ce dessin de Carrig Leagh est l'oeuvre d'Alice Delacour Jack (1847-1921), la soeur aînée de Fanny Jack (1854-1913).
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Photographie
Scierie de South Bay, Saint John, Nouveau-Brunswick Vers 1865, 19e siècle Papier albuminé monté sur carton 17.2 x 21.2 cm Don de Cecelia Jessie Hilyard 14083.7 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:L'univers dans lequel évolue la famille Jack de Saint John semble idyllique, du moins en apparence. L'économie du Nouveau-Brunswick est en plein essor grâce à l'exploitation forestière, à l'agriculture et aux industries connexes. Pendant des décennies, les immenses forêts de la province assurent la prospérité des habitants. Le vaste réseau de voies navigables donne accès aux grandes concessions forestières, et les progrès de la technologie des machines à vapeur facilite le traitement et la préparation du bois pour l'exportation. Une partie de la production agricole est également destinée à l'exportation. Quoi:Un champ de blé est visible au premier plan.
Où:South Bay est situé dans le secteur ouest de Saint John, au Nouveau-Brunswick, le long de la rivière Saint John.
Quand:La date de cette photographie a été établie d'après l'habillement des gens figurant au premier plan.
Qui:Cette photographie ainsi que 10 autres représentant des scieries et des scènes d'exploitation forestière ont été données au Musée du Nouveau-Brunswick en 1930 par Cecelia Jessie Hilyard (1840-1934), fille d'un des propriétaires de la scierie de South Bay.
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Photographie
Market Slip, Saint John, Nouveau-Brunswick Vers 1863, 19e siècle Papier albuminé monté sur carton 20.6 x 24.5 cm Don de la Succession Wilhelmina Smith 9692 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Au milieu du 19e siècle, la ville de Saint John, où habite la famille Jack, bourdonne d'activité. C'est à la fois un centre social et économique du Nouveau-Brunswick. Outre l'exploitation forestière et l'agriculture, la construction navale et le commerce de l'expédition assurent une grande prospérité à la province. Market Slip, situé sur la rive du port de Saint John, est l'un des principaux carrefours d'importation et d'exportation de la province. L'endroit est également traditionnellement identifié comme le site du débarquement du premier contingent des Loyalistes de l'Empire-Uni, le 18 mai 1783. Bordé de chaque côté par des magasins et des commerces, Market Slip jouera un rôle clé dans la vie économique de la ville et de la province. Vu ici à marée haute, avec des voiliers accostés et des charrettes alignées sur le square adjacent, Market Slip déborde d'activité. Les marchandises doivent être chargées et déchargées des navires, et les passagers attendent l'heure de l'embarquement. Des ouvriers et des marins sans emploi se retrouvent souvent à cet endroit dans l'espoir d'y trouver du travail. Quoi:Un haquet, que l'on peut voir sur la photo, était une charrette à quatre roues tirée par un cheval et munie d'une plate-forme basse facilitant le chargement et le déchargement des marchandises.
Où:Cette vue a été prise depuis un étage supérieur d'un bâtiment situé à l'angle des rues Prince William et King, à Saint John, au Nouveau-Brunswick.
Quand:Cette photographie a été donnée en 1926 par la Succession Wilhelmena Smith à la Société d'histoire naturelle, devenue plus tard le Musée du Nouveau-Brunswick.
Qui:Paul Bedell a effectué le levé sur le terrain et établi le plan de la ville de Saint John, incluant Market Slip, en 1783.
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Photographie
Jeune inconnue Joseph N. Durland 1857-1862, 19e siècle Ambrotype 9.5 x 8.3 cm X4539 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La ville de Saint John étant un important centre économique et social dans les années 1860, les dames qui viennent de familles aisées ont accès aux dernières modes. Les styles vestimentaires alors en vogue se reflètent dans la garde-robe miniature de Lady Blanche Paulet, poupée offerte à Fanny Jack lors de son huitième anniversaire de naissance. Quoi:Un ambrotype était un négatif tiré sur une petite plaque de verre permettant de supporter l'émulsion argentique sensible.
Où:Le studio de Durland était situé au 32, rue Germain à Saint John, Nouveau-Brunswick.
Quand:La plupart des ambrotypes produits au Nouveau-Brunswick ont été réalisés entre 1857 et 1862.
Qui:En 1860, Joseph N. Durland est devenu Freeman of the city (citoyen d'honneur) de la ville de Saint John en 1860. Il était inscrit dans les registres comme ambrotypiste.
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Service à thé de poupée
Livesley, Powell & Company 1851-1866, 19e siècle Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10761 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Les enfants de William (1811-1886) et Emma Jack (1825-1895) étaient très choyés, comme en témoigne ce service à thé pour enfant. Au 19e siècle, les familles aisées commencent à équiper la nursery des enfants de services de vaisselle de petites dimensions conçus pour un usage quotidien. S'ils ne mangent pas en compagnie de leurs frères et soeurs aînés et de leurs parents, il n'en reste pas moins que les jeunes enfants prennent leur repas avec autant d'élégance. Les services de vaisselle servent un but à la fois éducatif et pratique. Ils sont conçus pour apprendre l'étiquette aux jeunes enfants en attendant qu'ils puissent se joindre aux adultes dans la salle à manger. Ils servent en outre à enseigner aux jeunes filles comment s'acquitter correctement de leur futur rôle d'hôtesse dans leur propre foyer. Dans une famille comme celle de M. et Mme Jack, où il n'y avait pas moins de sept jeunes filles dont il fallait faire l'éducation entre 1850 et 1860, les leçons devaient être continuelles. Quoi:Ce service de vaisselle comprend quarante-cinq pièces, dont des terrines, des plats de service, des saucières et des assiettes de différentes grosseurs.
Où:Le fabricant de ce service, Livesley Powell & Co., possédait un atelier à Hanley, dans le Staffordshire, en Angleterre, un centre de production de céramique fine.
Quand:Au 20e siècle, les services de vaisselle miniatures étaient essentiellement utilisés comme jouets, et la plupart étaient produits au Japon.
Qui:La compagnie Livesley Powell & Co. D'Angleterre a été créée en 1845 par William Livesley et Edwin Powell, potiers, et Frederick Bishop, un avocat qui avait de l'argent à investir.
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Jouet
Coq Vers 1860, 19e siècle 24 x 10.7 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 21978 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Les gens de l'époque victorienne, dont la famille Jack, accordent beaucoup d'importance aux valeurs éducatives et ludiques des jouets. Fascinés par la technologie et les dispositifs mécaniques, les parents offrent à leurs enfants des livres et des casse-têtes éducatifs pour stimuler leur curiosité. Avec le développement des nouvelles technologies, les jouets deviennent de plus en plus complexes. Les nouveaux matériaux et méthodes de fabrication permettent également une production accrue de jouets vendus à prix raisonnable, ce qui les rend accessibles à une plus grande partie de la population. William (1811-1886) et Emma Jack (1825-1895) faisaient preuve de créativité et d'originalité en ce qui a trait aux jouets qu'ils offraient à leurs 11 enfants. La base sur laquelle repose ce jouet à pousser, représentant un coq aux couleurs vives, est munie d'un dispositif de bruitage qui offrait à l'enfant une expérience à la fois auditive et visuelle. Quoi:Ce jouet en papier-mâché a été peint de manière à imiter le grain du bois.
Où:À l'époque victorienne, la garde et l'éducation des jeunes enfants étaient souvent confiées à une bonne d'enfants ou une gouvernante qui s'occupait des enfants dans la nursery.
Quand:Ce jouet est entré dans la collection du Musée du Nouveau-Brunswick en 1934 après le décès de Helen Ramsay Jack (1861-1934), la plus jeune soeur de Fanny Jack.
Qui:Ce jouet a sans doute appartenu à William Arthur Jack (1859-1926), le plus jeune frère de Fanny Jack (1854-1913).
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Lettre (jouet)
Lettre de Lady Blanche Paulet à Frances Allen Jack Emma Carleton Jack 24 avril 1862, 19e siècle Encre sur papier 11.5 x 15.2 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.2 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Imaginez la surprise et la joie de Fanny Jack (1854-1913) lorsqu'elle reçoit une lettre de Lady Blanche Paulet, une aristocrate britannique ayant vécu en France, carrefour mondial de la mode. La lettre fait même mention du capitaine George C. Gordon, des Scots Fusilier Guards, qui avait posé avec l'oncle de Lady Blanche, Lord Frederic Paulet, pour la photographie carte de visite que la famille avait reçue un mois plus tôt. À son insu, la mère de Fanny, Emma Jack (1825-1895), avait élaboré un adroit stratagème pour doter la poupée d'une personnalité fictive et veiller à ce que sa fille reçoive un cadeau inestimable. Quoi:Le lettre de Lady Blanche laisse sous-entendre qu'elle aurait peut-être été écrite pour régler certains petits problèmes de comportement chez la propriétaire de la poupée.
Où:L'America, qui a réellement existé, est parti de Liverpool, en Angleterre, le 19 avril 1862 et est arrivé à Halifax le 2 mai 1862.
Quand:Emma Jack s'est donné beaucoup de mal pour faire coïncider l'arrivée de la lettre avec celle d'un véritable bateau, aux alentours de la date d'anniversaire de Fanny, le 5 mai 1862.
Qui:En comparant l'écriture de la lettre de Lady Blanche avec celle d'autres lettres déposées aux dossiers de la famille Jack (MNB), il ne fait aucun doute qu'Emma Jack est bien l'auteure de la lettre.
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Photographie (jouet)
Lady Blanche Paulet 1862, 19e siècle 7.3 x 6.2 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.3 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Ce petit ambrotype représente la poupée Lady Blanche Paulet, vêtue des pieds à la tête pour une promenade ou une sortie dans les magasins. Elle porte une pratique robe de voyage, une cape de laine, un chapeau de paille bordé de tulle ainsi que des chaussures de cuir couleur bronze. Elle transporte une petite boîte dans une poche et un mouchoir de dentelle plié avec soin dans l'autre. Un petit panier autochtone est caché par le passe-partout de cuivre embossé de l'ambrotype. Celui-ci repose dans un petit étui en bois doublé de velours et recouvert de papier qui a été peint et embossé. Quoi:Une touche de peinture dorée a été apposée sur cet ambrotype afin de rehausser la broche portée par Lady Blanche Paulet durant la séance de pose.
Où:Des étuis décoratifs pour ambrotypes étaient fabriqués en série aux États-Unis.
Quand:En 1862, il y avait sept studios de photographie à Saint John, au Nouveau-Brunswick.
Qui:George P. Roberts, l'un des photographes les plus réputés de Saint John, au Nouveau-Brunswick, a pu produire cet ambrotype dans son nouveau studio de photographie, le Prince of Wales Ambrotype Rooms.
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Poupée
Lady Blanche Paulet 1862, 19e siècle 69.5 x 22.5 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.1 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Au 19e siècle, plusieurs pays fabriquent des poupées de cire. Cependant, les poupées anglaises sont de fabrication supérieure, et il n'est pas rare de trouver des têtes de poupées vendues séparément des corps manufacturés assortis. À cette époque, bon nombre des poupées-mannequins de fabrication française sont vendues avec une garde-robe complète et des accessoires, mais les têtes utilisées sont importées d'Angleterre, où elles sont produites en grande quantité. Quoi:Le chevreau est fabriqué à partir de la peau douce et souple des jeunes chèvres.
Où:La plupart des poupées à tête de cire étaient fabriquées en Angleterre, en France et en Allemagne.
Quand:Très populaires entre 1840 et 1870, les poupées à têtes en composition recouvertes de cire étaient fabriquées en grande quantité.
Qui:Cette poupée a pu être achetée au magasin de F. A. Cosgrove à Saint John, au Nouveau-Brunswick, qui vendait des poupées de cire, de chevreau de tissu et de bois en 1862.
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Robe de poupée
1862, 19e siècle Laine et coton 72 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.35 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Confectionnée dans du coton et de la laine à armure gaze, la robe de voyage de Lady Blanche Paulet présente différentes teintes de brun. Froncée à la taille en une série de huit plis creux, la jupe se termine par deux volants plissés bordés d'un ruban de soie brun foncé. Deux petites poches garnies de ruban de soie ornent le devant de la jupe. La robe est munie d'un corsage à taille circulaire doublé de mousseline qui s'ouvre à l'avant. Le devant est garni de six grelots en velours de soie brun foncé. L'encolure est bordée d'un col de mousseline brodé. De petites épaulettes passepoilées de soie et des poignets de mousseline brodés enjolivent les manches. Quoi:Le grelot est un bouton décoratif pendant dont la forme rappelle celle d'une cloche.
Où:Des activités comme la marche étaient facilitées par les nouvelles méthodes de confection de ces volumineuses jupes, qui nécessitaient un bon sens de la navigation!
Quand:Cette robe est celle que portait Lady Blanche pour la séance de pose de l'ambrotype.
Qui:Helen McNelly, qui vivait à Portland près de la famille Jack, s'annonçait comme couturière et a pu participer à la confection de la garde-robe de la poupée.
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Robe de poupée
1862, 19e siècle Soie et coton 75 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.4 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La robe de jour en soie verte de la poupée Lady Blanche Paulet présente un simple corsage qui s'ouvre à l'avant jusqu'à l'encolure, garni de trois boutons recouverts de soie mauve. Les manches pagodes sont fendues jusqu'aux épaules et agrémentées de volants de soie mauve assortis au volant et aux boutons de la jupe. La jupe est froncée à l'arrière pour former un ample pli central, et elle est bordée d'un volant dentelé de soie mauve. Deux rangées de trois boutons recouverts de soie mauve garnissent le devant. La ceinture de soie mauve, de style suisse, se termine en pointe en haut et en bas de la taille, sur le devant et l'arrière de la jupe. Elle est également garnie de trois boutons, cette fois recouverts de soie verte. De fausses manches bouffantes détachables en tulle, appelées engageantes, et un col de dentelle étaient portés en guise d'accessoires. Quoi:Ce nouveau style de jupe, dont les côtés étaient formés de panneaux à godets ou en triangle, était moins coûteux à produire car il nécessitait moins de tissu.
Où:La robe de jour était portée pour recevoir des invités en après-midi ou à l'occasion d'un goûter dînatoire dans le salon.
Quand:Une robe de jour en soie était portée plus tard durant la journée. Les dames passaient habituellement la matinée en robe de chambre.
Qui:Horsfall & Sheraton, un commerce situé sur la rue King à Saint John, au Nouveau-Brunswick, importait de la soie, des lainages, du coton et du lin, soit les tissus qui ont servi à la confection de cette robe.
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Robe de poupée
1862, 19e siècle Soie 72 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.7 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La robe de bal de Lady Blanche Paulet témoigne de la vogue des ornements de couleurs et de tissus contrastants typique du début des années 1860. La jupe de la robe en tulle blanc est bordée d'une large bande bouffante décorée de bandelettes verticales d'organdi turquoise et d'appliques de lamé et de feuilles enroulées. Sous la jupe, un jupon d'organdi rigide permettait de maintenir l'ampleur de la jupe. Coupé en bas de l'épaule, le corsage à ouverture arrière est bordé de dentelle mécanique, et les courtes manches sont garnies d'une frange de soie bleue. La berthe de tulle assortie, sorte de col tombant très bas ou de châle porté autour des épaules et par-dessus le décolleté, est garnie d'une frange de soie bleue, de rosettes et de fausses perles. Une ceinture de style suisse en soie moirée bleue souligne la finesse de la taille. Un rang de perles, des pantoufles de soie blanche et une coiffure décorée d'organdi turquoise et de fausses perles complètent l'ensemble. Quoi:Un éventail de papier argent et un porte-bouquet perlé faisaient partie des accessoires complétant la tenue de soirée de Lady Blanche.
Où:Lors d'événements mondains comme les bals ou les réceptions, les dames étaient tenues de porter des robes au décolleté profond garnies de manches courtes.
Quand:Les bals officiels commençaient très tard dans la soirée et se prolongeaient souvent jusqu'aux petites heures du matin.
Qui:Afin de prendre en note les invitations à danser de leurs admirateurs, les jeunes femmes transportaient un carnet de bal dans lequel elles inscrivaient le nom de leur partenaire pour chaque danse.
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Col de poupée
1862, 19e siècle Coton 2 x 9 x 10 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.19 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Au milieu du 19e siècle, l'utilisation de la dentelle dans la confection des vêtements est un symbole de richesse. Grâce aux nouvelles méthodes de fabrication, un plus grand nombre de femmes sont désormais en mesure de se procurer de la belle dentelle à un prix somme toute raisonnable. Ce petit col de dentelle aux fuseaux imite à la perfection l'accessoire grandeur nature que portent invariablement les femmes lorsqu'elles posent pour un portrait ou une photographie entre 1850 et 1860. Ce col de poupée, qui était détachable, pouvait être lavé, repassé, réparé et ajouté à plusieurs robes différentes. Quoi:Un autre morceau de la même dentelle a été utilisé pour garnir l'un des mouchoirs de Lady Blanche.
Où:La dentelle aux fuseaux fabriquée à Le Puy, en France, reproduisait les modèles de dentelle les plus coûteux produits dans d'autres régions d'Europe.
Quand:Lors de la Grande Exposition de 1851 qui a eu lieu à Londres, en Angleterre, le prince Albert (1819-1861) a offert de fortes récompenses pour les meilleures innovations et machines servant à la confection de la dentelle.
Qui:Au milieu du 19e siècle, près de 130 000 personnes habitant à Le Puy, en France, travaillaient dans des manufactures de dentelle.
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Bas de poupée
1862, 19e siècle Laine Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.21 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Dans les années 1860, les bas de couleurs sont du dernier cri. Outre leur couleur, ils sont décorés d'un motif tissé ou brodé sur le côté. Pour la tenue du soir, on porte des bas de soie plus longs tenus par des jarretelles. Ces bas miniatures tricotés à la main sont une réplique exacte des bas grandeur nature. Les rayures verticales ajourées et le talon exécuté à la perfection témoignent de l'habileté de la tricoteuse. La garde-robe de la poupée Lady Blanche comprenait deux paires de bas identiques. Quoi:Grâce aux nouvelles teintures chimiques, l'industrie textile disposait maintenant d'une vaste gamme de couleurs.
Où:Malgré son nom, le fil d'Écosse était fabriqué à l'origine à Lille, en France. Il était abondamment employé dans la production de bonneterie.
Quand:Les machines servant à tricoter des bas figurent parmi les premières innovations technologiques de la révolution industrielle.
Qui:Dans les années 1860, les jeunes filles apprenaient le tricot et les travaux d'aiguille à la maison et à l'école.
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Jupon de poupée
1862, 19e siècle Coton 50 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.29 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Ce jupon de poupée de coton fin froncé en petits plis à la taille s'attache à l'aide d'un minuscule bouton de nacre. La marque de buanderie « Blanche Paulet » a été inscrite à l'encre de Chine noire sur la ceinture. Le large ourlet du jupon contribuait à maintenir l'ampleur de la jupe de soie sous laquelle le jupon était porté. L'ourlet du jupon est bordé d'une bande de frivolité de confection supérieure. Quoi:En plus de son jupon, Lady Blanche portait une chemise, une culotte et une camisole en guise de sous-vêtements.
Où:Les jupes portées pour la marche étaient souvent relevées au moyen de différents cordons et boutons de manière à montrer le jupon.
Quand:Ce n'est que dans les années 1850, et avec la popularité de la crinoline, que les sous-vêtements sont devenus des articles courants de la garde-robe féminine.
Qui:Les marques de buanderie avaient pour but d'aider le propriétaire de la buanderie à restituer les vêtements au bon propriétaire.
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Crinoline (jouet)
1862, 19e siècle 40.5 x 39 x 30 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.36 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La crinoline, ou jupe à paniers, prouve que la poupée Lady Blanche Paulet était vêtue à la toute dernière mode. À la fin des années 1850, la crinoline devient un élément indispensable de toute garde-robe élégante. Fabriquée de cerceaux en acier à ressorts recouverts de coton et retenus ensemble par cinq bandes de ruban, cet accessoire a remplacé les nombreuses couches de jupons auparavant nécessaires pour obtenir l'ampleur de la jupe, alors du dernier cri. Quoi:On utilisait le même acier que celui des ressorts de montres pour fabriquer les jupes à paniers.
Où:En Angleterre, un brevet pour une jupe à paniers en caoutchouc gonflable a été déposé en 1856.
Quand:En 1871, il y avait deux fabricants de jupes à panier à Saint John, au Nouveau-Brunswick.
Qui:En 1862, F. A. Cosgrove annonçait la vente de cages à cerceaux dans son magasin d'articles de fantaisie de Saint John, au Nouveau-Brunswick.
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Chaussures de poupée
1862, 19e siècle Cuir et coton 6 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.20 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Puisque la garde-robe de cette poupée avait pour but d'imiter tous les aspects de la vie quotidienne, ces chaussures de voyage ont été confectionnées de façon identique à leur version grandeur nature. Les chaussures, avec leur empeigne de cuir brun foncé et leur doublure de lin blanc, sont garnies d'un ruban de gros-grain brun foncé assorti à la robe de voyage de Lady Blanche Paulet. Au début des années 1860, les chaussures sont très basses ou dépourvues de talons. Les chaussures de couleur, notamment le chevreau de couleur bronze, sont très populaires. Quoi:Ce n'est que plus tard au 19e siècle qu'il est devenu courant de fabriquer des chaussures munies de semelles gauches et droites.
Où:Dans les années 1860, l'empeigne de la chaussure était souvent décorée d'un motif brodé de couleurs contrastantes.
Quand:À la fin des années 1850, la reine Victoria a lancé la mode des bottes de marche appelées balmorals.
Qui:S.K. & G.L. Foster étaient des fabricants et des dépositaires de bottes et de chaussures à Saint John, au Nouveau-Brunswick.
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Pantoufles de poupée
1862, 19e siècle Soie et coton 6.5 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.13 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Dans les années 1860, les pantoufles de satin blanc sont un incontournable de la garde-robe de toute dame élégante. Ces pantoufles de poupée, avec leurs semelles de chevreau blanc, sont garnies d'organdi turquoise et de fausses perles. La vogue des pantoufles de satin blanc, qui symbolisent la douceur féminine, a été lancée par la reine Victoria (1819-1901) qui en portait pour son mariage en 1840. Quoi:Des pantoufles usées après un bal attestaient du grand succès de la soirée.
Où:Les expositions publiques présentaient souvent des poupées avec leur garde-robe complète. Ces événements avaient parfois pour but d'amasser des fonds pour une bonne cause.
Quand:Entre 1850 et 1865, les poupées portant des vêtements d'enfants étaient plus populaires que les poupées-mannequins vêtues à la dernière mode.
Qui:The Englishwoman's Domestic Magazine, publié à Londres au début des années 1860, contenait des descriptions de tenues à la mode pour toutes les occasions.
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Broche de poupée
1862, 19e siècle Métal et verre 2.7 x 3 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.11 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Ce petit accessoire de poupée scintillant est typique des bijoux modestes en vogue au milieu du 19e siècle. Sertie à l'origine de quinze brillants en verre facetté, cette petite broche devait être portée près du cou pour attacher un col ou une large cape. À l'origine, un rang de perles bleues était fixé à la broche. Quoi:Une feuille métallique était parfois collée au dos des pierres en verre afin de rehausser l'éclat des bijoux.
Où:Publié à compter de 1855 à Philadelphie, en Pennsylvanie, le Godey's Lady's Book contenait des articles sur des vêtements et des accessoires de poupée.
Quand:Cette broche est celle que portait la poupée Lady Blanche Paulet lors de la séance de pose de l'ambrotype. Le rang de perles bleues y était encore attaché.
Qui:Sheffield House, un commerce d'articles de fantaisie situé à Market Square à Saint John, au Nouveau-Brunswick, importait des bijoux directement des manufacturiers d'Angleterre, de France et d'Allemagne.
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Coiffe de poupée
1862, 19e siècle Soie 13 x 11.5 x 8 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.28 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La chapellerie offrait aux femmes l'occasion d'exprimer leur individualité en décorant leurs chapeaux et leurs bonnets de plumes, de rubans et de fausses fleurs. C'était également une source de revenus pour plusieurs femmes. Lady Blanche Paulet devait porter ce bonnet de satin blanc garni d'une frange de soie et de cordons en ruban de satin de soie avec une cape de laine recouvrant sa robe de soirée. Quoi:Les soeurs aînées de Fanny Jack (1854-1913), Mary (1845-1829) et Alice (1847-1921), possédaient également des bonnets de poupée qui font aujourd'hui partie de la collection du Musée du Nouveau-Brunswick.
Où:En raison de leur grande fragilité, les bonnets étaient souvent expédiés ou rangés dans des boîtes à chapeaux spéciales faites d'éclisses de frêne tissées.
Quand:En 1840, Emma Jack (1825-1895), la mère de Fanny Jack, a acheté un bonnet pour sa tante Margaret de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, qu'elle a décoré elle-même.
Qui:Mlle Hannah Welch s'annonçait comme modiste à Portland, au Nouveau-Brunswick. Son atelier était situé à proximité de la demeure de Fanny Jack, propriétaire de la poupée.
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Étui pour cartes de visite (jouet)
1862, 19e siècle 4.8 x 3.7 cm Don de E. Portia MacKenzie, 1962 (Emma Carleton Jack Memorial Collection) 10769.25 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Au milieu du 19e siècle, plusieurs aspects de la vie quotidienne sont régis par une étiquette stricte. Cet étui à cartes de visite de poupée en écaille de tortue et ivoire contient cinq cartes de visite écrites à la main au nom de la poupée, Lady Blanche Paulet. Dans la bonne société, il est de mise de présenter sa carte de visite lorsqu'on arrive chez quelqu'un à qui l'on désire rendre visite. Si l'hôte ou l'hôtesse désire recevoir l'invité, celui-ci est convié à entrer dans la demeure. Quoi:À l'origine, les cartes de visite étaient écrites à la main. Plus tard, elles étaient imprimées au pochoir ou par un procédé d'imprimerie commercial.
Où:Dans plusieurs demeures victoriennes, un petit plateau servait à recueillir les cartes de visite des visiteurs éventuels.
Quand:En France, dans les années 1850, les cartes de visite photographiques sont devenues très populaires.
Qui:Lord Frederic Paulet, qui était sensé être l' « oncle » de Lady Blanche, a envoyé des cartes de visite à William Jack, le père de Fanny Jack.
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Estampe
Province House, Charlottetown, Î.-P.-É. 1880, 19e siècle Gravure sur bois sur papier vélin 17.1 x 23.4 cm Collection Canadiana, John Clarence Webster W281 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Les événements de l'actualité, dont l'affaire du Trent, et la présence accrue des soldats britanniques au Canada, ont inspiré la métamorphose d'une simple poupée en Lady Blanche Paulet. La poupée a été offerte à Fanny Jack (1854-1913) pour son huitième anniversaire de naissance en 1862. Les événements politiques des années qui ont suivi n'ont fait qu'élargir le répertoire des aventures et des histoires associées à la poupée. Quoi:Le portique et les colonnes majestueuses de Province House sont typiques du classicisme monumental, le style architectural le plus populaire pour les édifices publics au 19e siècle.
Où:À l'exception de la pierre qui provenait de la Nouvelle-Écosse, l'édifice législatif a été entièrement construit avec des matériaux de l'Île-du-Prince-Édouard fournis par des commerçants locaux.
Quand:Province House, dont la construction s'est échelonnée sur cinq ans, a tenu sa première session législative en 1847.
Qui:Suite à un concours public, Isaac Smith, l'architecte le plus en vue de l'Île-du-Prince-Édouard à cette époque, a été choisi pour dessiner les plans de Province House en 1842.
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Photographie
Sir Samuel Leonard Tilley Joseph N. Durland 1864, 19e siècle Papier albuminé - carte de visite 9.8 x 6.3 cm X12453 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:La petite Fanny Jack (1854-1913) habille et déshabille sa poupée Lady Blanche Paulet, son précieux cadeau d'anniversaire, pour des voyages fictifs dans des contrées lointaines, de spectaculaires soirées mondaines ou pour prendre le thé avec ses amies à la maison. Par l'entremise des relations politiques et culturelles de ses parents, Fanny connaît personnellement plusieurs des sommités locales, dont l'un des pères de la Confédération, Samuel Leonard Tilley (1818-1896). Si sa mère, Emma Jack, accueille les figures éminentes de la société comme S. L. Tilley dans son salon de Carrig Leagh, dans la nursery située à l'étage, Fanny Jack reçoit Lady Blanche pour le thé. Quoi:Pour assurer la netteté des images, les photographes utilisaient un support spécial afin de maintenir immobile la tête du modèle pendant la prise de la photo. La base du support est visible sur cette photographie.
Où:Samuel Leonard Tilley est né le 18 mai 1818, dans une petite pièce attenante au salon de la maison de ses parents à Gagetown, au Nouveau- Brunswick.
Quand:Samuel Leonard Tilley est devenu veuf le 27 mars 1862, à la mort de son épouse Julia Ann Hanford.
Qui:Joseph N. Durland, le photographe, a renommé son studio l'Imperial Photo Rooms en décembre 1868.
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Couvre-lit
Mary Rebecca Walker 1888, 19e siècle 207 cm Don de E. Jacqueline Davis, 1979 1979.118.28 Cet artefact appartient au : © Musée du Nouveau-Brunswick Clefs de l'histoire:Nous en savons très peu sur la vie d'adulte de Frances Allen Jack (1854-1913). Nous savons par contre qu'elle ne s'est jamais mariée et qu'elle est demeurée dans la maison familiale jusqu'à sa mort le 7 août 1913. La poupée Lady Blanche Paulet offerte en 1862 à la jeune Fanny par sa mère Emma (1825-1895) n'est sans doute qu'un des innombrables témoignages d'affection de la mère à l'égard de ses filles. Ce couvre-lit, cadeau de la fête des Mères, témoigne des preuves d'amour qu'Emma Jack recevait en retour. Brodé de laine vert pâle et composé de blocs de motifs de fleurs et de feuilles disposés en alternance, le couvre-lit porte la première lettre du prénom de chacune des sept filles d'Emma Carleton Kenah Jack, par ordre de naissance: Mary Rebecca Walker (1845-1929) ; Alice Delacour Jack (1847-1921) ; Edith Herbert Street (1849-1922) ; Frances Allen Jack (1854-1913) ; Emma Carleton Kenah Jack (1856-1918) ; Helen Ramsay Jack (1861-1934) et Beatrice Dearwyn MacKenzie (1863-1931). Quoi:Utilisé tant pour sont côté pratique que décoratif, le couvre-lit était l'élément le plus visible du lit puisqu'il recouvrait le reste de la literie.
Où:Emma Carleton Kenah Jack fréquentait l'église anglicane St. Paul, située tout près de sa maison, Carrig Leagh.
Quand:Ce couvre-lit a été offert à Emma Jack le 11 mars 1888 à l'occasion de la fête des Mères, qui correspondait cette année-là au quatrième dimanche du carême.
Qui:E. Jacqueline Davis, l'arrière-petite-fille d'Emma Carleton Kenah Jack, a donné ce couvre-lit au Musée du Nouveau-Brunswick en 1979.
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Conclusion:En tant que membre d'une famille respectable et aisée, Frances Allen Jack (1854-1913) a sans doute vécu une vie typique de la haute bourgeoisie victorienne. Sa poupée, Lady Blanche Paulet, est très certainement demeurée un souvenir précieux d'une époque très spéciale et tout à fait remarquable. Il est évident, d'après l'état de conservation de la poupée et de sa garde-robe, qu'il s'agissait d'un objet du patrimoine familial auquel on attachait une grande valeur, transmis de génération en génération au sein de la famille Jack. |