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Le Musée McCord

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1, 2, 3, partez…pour le Musée McCord et sa nouvelle grande exposition!

Montréal, le jeudi 21 octobre 2004 - « Ma petite vache a mal aux pattes; roche, papier, ciseaux; Jean dit,… » Ça vous rappelle quelque chose? Pouvez-vous encore nommer votre ourson favori et votre héros de l’époque? Grandir à Montréal vous propose un fabuleux saut dans le temps. Cette exposition majeure, qui prend l’affiche au Musée McCord, explore les rites et les comportements, les costumes et les jeux des jeunes montréalais, en suivant le fil des décennies du XXe siècle. Un parcours qui tient compte de tous les moments de l’enfance : de la naissance jusqu’aux abords de l’adolescence.

Un regard d’enfant posé sur la ville

Amorcée à la fin du XIXe siècle, l’expansion remarquable que connaît Montréal au XXe siècle modifie profondément la vie des enfants. De nombreuses familles viennent s’installer en ville et doivent s’adapter au rythme et à l’animation de la métropole qui, dès le début du siècle, compte plus de la moitié de la population urbaine du Québec. Les enfants grandissent au cœur de cette ville, entre la maison, la ruelle, la cour d’école, les parcs et les terrains de jeux. L’accent est mis sur la place prépondérante que les enfants ont occupée dans l’environnement urbain; sans oublier les pas de géant de la médecine, de la technologie, et l’impact de tous ces changements sur le vécu des jeunes.

Se déployant sur quelque 4000 pieds carrés, l’exposition brosse le portrait de lieux et de temps à la fois lointains et familiers où s’entremêlent mémoire collective et expériences individuelles. Des scènes de rues dessinées à la main créent le climat singulier de Grandir à Montréal. Les murs sont chargés d’évocations candides de Balconville; les teintes de bleu, rose, vert et orange y sont à l’honneur. On a pris soin de placer certains objets à bonne hauteur pour les enfants. Deux personnages proches parents de la bande dessinée – Louise, âgée de 10 ans et son frère Paul, 4 ans – sont les « accompagnateurs » d’office sur le sentier de visite. Leurs propos enjoués enrichissent cette randonnée imaginaire dans la ville et dans l’histoire, tout en stimulant la curiosité des jeunes à l’égard du temps passé.

Oursons de peluche et manteaux Red River

En toile de fond, l’aménagement plein de couleur met en valeur plus de 400 artefacts uniques. Plus de 200 objets proviennent des collections du Musée McCord : jeux et jouets, pièces de mobilier, vêtements d’enfants, photos et documents d’archives, comme autant de signes et d’indices des réalités du XXe siècle. Maints objets nous livrent leurs secrets; et voilà que surgissent des histoires touchantes comme celle de l’ourson en peluche « devenu malade et qui meurt ». C’était en 1914. Son jeune propriétaire, éprouvé, l’enterre dans la cour arrière de sa demeure, rue Peel. Un an plus tard, on exhume le nounours et, chose étrange, l’épreuve n’avait nullement altéré son apparence. Une fusée-jouet des années ’60 illustre à quel point les événements de la planète étaient vite transposés dans l’univers de l’enfant. Des poupées à l’effigie de Shirley Temple et de Minnie Mouse, datant des années ’30, révèlent l’impact de la culture populaire américaine sur l’industrie du jouet au Canada. En marge de ces influences extérieures, des items comme ce manteau de fillette Red River des années ’40 ou encore cet autel miniature servant à simuler la célébration de la messe témoignent du contexte original qui teintait l’enfance ici au Québec.

Selon Victoria Dickenson, directrice générale du Musée, les visiteurs ne pourront réprimer des exclamations du genre : « Oh, je me souviens de ceci!… » devant ces vitrines ravissantes. « La magie de Grandir à Montréal opère en rapprochant les générations, en faisant émerger les souvenirs; c’est une formidable étincelle qui fera naître de beaux échanges entre parents, grands-parents et enfants de tous âges autour de ce qui existait dans le temps et de tout ce qui est si différent maintenant. » Elle ajoute du même souffle : « cela nous invite aussi à une réflexion sur ce que les enfants ont provoqué comme métamorphose, dans les foyers comme à la ville elle-même; nous réalisons qu’à bien des égards, le monde actuel est un territoire plus sécuritaire pour les enfants, en dépit des nouvelles menaces et des défis qui pointent à l’horizon. »

Du terrain de jeu au cabinet du médecin

Grandir à Montréal aborde tout un éventail de sujets liés à la santé. On évoque les changements de mœurs entourant la naissance : petit à petit, les accouchements se vivent en milieu hospitalier plutôt qu’à la maison. Et dans le dernier quart du siècle, le concept des maisons de naissance fait son apparition. On prend la mesure des statistiques dramatiques de la mortalité infantile et on examine les questions d’hygiène publique. Par ailleurs on s’intéresse à l’émergence de la pédiatrie ainsi qu’à la création des 3 hôpitaux pour enfants de la Métropole, soit l’Hôpital Mémorial pour Enfants (devenu l’Hôpital de Montréal pour enfants, qui célèbre son centenaire cette année), l’Hôpital Sainte-Justine et l’Hôpital des Shriners. Le développement des garderies offre ici un éclairage précieux sur la petite enfance. Puis aussi l’apparition des parcs et modules de jeux, sur le territoire de l’Ile. Un pas suffit pour constater que l’évolution des styles vestimentaires n’est pas étrangère à ces nouvelles habitudes de jeu.

L’école représente un des espaces fondamentaux de l’enfance; et l’exposition s’attarde à la composition riche et bigarrée des salles de classe. Un document vidéo, conçu spécialement pour l’exposition, met en scène des Montréalais évoquant leurs souvenirs d’enfance. C’est à travers le regard d’un enfant d’âge scolaire que se fait l’incursion dans l’univers domestique; il est question de l’évolution de la « salle familiale » et de ce privilège d’avoir une chambre à soi, plutôt que d’avoir à cohabiter avec 5 ou 6 frères ou sœurs.

L’excursion qui traverse la réalité montréalaise du XXe siècle s’achève dans une ruelle : un lieu qui n’est ni tout à fait public ni tout à fait privé. Ce point d’arrivée nous rappelle jusqu’où la Métropole s’est transformée en 100 ans, en accueillant des vagues successives d’immigrants venus de partout. Notre monde urbain a changé dans la mouvance d’innovations technologiques qui ont amélioré notre quotidien tout en nous compliquant la vie, à certains égards. Tant de nouveautés : tous ces lieux et ces espaces aménagés en fonction des enfants! Les visiteurs sont invités à laisser quelques mots ou un dessin pour ajouter leurs souvenirs personnels à ce cahier d’histoire. Ces témoignages composeront une mosaïque impressionnante célébrant le caractère unique de Montréal…

Partenaires et appuis

Outre les pièces provenant du Musée McCord, quelque 200 objets, photographies et documents nous ont été prêtés par des institutions comme le Musée de la Civilisation à Québec, la Bibliothèque Nationale du Québec, l’Université McGill, Museum of Health Care à Kingston, Ontario et par une foule d’individus qui ont vécu ce que c’était de Grandir à Montréal. L’exposition a reçu un appui généreux de Patrimoine canadien, de CBC Television et The Gazette. Des activités éducatives pour les groupes scolaires ont aussi été réalisées grâce au soutien de l’Associated Medical Services, Inc., et Bell Canada.

Grandir à Montréal est présentée au Musée McCord du 29 octobre 2004 à septembre 2007. Une série d’activités culturelles a été planifiée en complément à l’exposition. Le Musée est ouvert du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, et les week-ends, et les lundis pendant la période estivale, de 10 h à 17 h. Le prix d’entrée (incluant les taxes) est de 12 $ pour les adultes; 9 $ pour les aînés; 6 $ pour les étudiants; 4 $ pour les enfants de 6 à 12 ans; et 22 $ pour les familles. L’entrée est gratuite pour les enfants de 5 ans et moins, pour les membres et tous les premiers samedis du mois de 10 h à 12 h.

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Photographies disponibles sur demande.

Source et renseignements :

Nike Langevin, Chef, Communications et promotion
Tél. : (514) 398-7100, poste 251
nike.langevin@mccord.mcgill.ca