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1840-1867 : DE L'UNION À LA CONFÉDÉRATION

Par Sean Mills, sous la direction de Brian Young, Université McGill


1840-1867: De l'Acte d'Union à la Confédération | 1867-1896: Nouvelle réalité canadienne | 1896-1919: Du tournant du siècle à la grande guerre | 1919-1945: Crise et guerre
 

Sur la scène politique

Le contrecoup des rébellions
Lord Durham
Le Conseil spécial
L'Acte d'Union
Un gouvernement responsable
L'incendie du Parlement

La scène économique

La construction ferroviaire
La construction des canaux et l'immigration irlandaise

Vers la Confédération

George Brown
L'opposition à l'Union
Les causes externes de l'Union
Les causes internes de l'Union
Suggestions de lecture

 

 

 

1840-1867

Sur la scène politique

Le contrecoup des rébellions

Dans la foulée des rébellions de 1837 et 1838 du Haut et du Bas-Canada, les structures politiques de l'Amérique du Nord britannique sont entièrement réévaluées. Les rebelles du Haut-Canada, menés par William Lyon Mackenzie, exigent l'abolition du « Family Compact »[1] et la rupture des liens avec l'Empire britannique. Durant les années qui mènent à la rébellion, Mackenzie, par le biais de son journal, le Colonial Advocate, fait la promotion des idéaux démocratiques américains et s'en prend à la nature hiérarchique de la société du Haut-Canada. Quoique pour des raisons différentes, les rebelles du Bas-Canada sont également mécontents de l'oligarchie politique qui contrôle leur province. Attisées par une classe moyenne frustrée et une crise de l'agriculture, les rébellions du Bas-Canada sont d'une plus grande ampleur et plus violemment réprimées.

Lord Durham

Envoyé par le gouvernement britannique pour faire un rapport sur les colonies rebelles, Lord Durham débarque en Amérique du Nord britannique en qualité de gouverneur en chef et haut-commissaire. « Je m'attendais », admettra-t-il plus tard dans son rapport, « à assister à un conflit entre un gouvernement et son peuple ». Au lieu de cela, il trouva « deux nations luttant au sein d'un même État ». Passant la majorité de son temps dans le Bas-Canada, Durham réserve ses critiques les plus dures à l'endroit de la société canadienne-française : puisque les Canadiens français n'ont pas de culture ni d'histoire, il est impératif de créer une structure politique qui accélérera le processus inévitable de leur assimilation. En réponse aux commentaires insultants de Durham sur sa culture, François-Xavier Garneau entreprend l'écriture d'une histoire détaillée du Canada français[2].

Le Conseil spécial

Au Québec, pendant la période entre les rébellions et l'Acte d'Union qui s'étend de 1838 à 1841, le Conseil spécial gouverne sans mandat électoral. S'il ne gouverne la province que durant une courte période, le Conseil aura néanmoins un impact considérable. On compte parmi ses réformes les plus importantes la création de nouvelles institutions pour les classes ouvrières urbaines, l'introduction de la franche tenure à Montréal et sa reconnaissance et sa réaffirmation du rôle social de l'Église catholique romaine. Le conseil permet l'entrée dans le Bas-Canada de nouveaux ordres religieux masculins et féminins, et les communautés religieuses existantes reçoivent l'autorisation de prendre de l'expansion. Un autre élément extrêmement important concerne les droits des femmes qui, au cours de cette période, sont de plus en plus réprimés au plan juridique. En 1841, par exemple, avec l'adoption de la « Registry Ordinance Act », une ordonnance stipulant la création de bureaux d'enregistrement, les droits des femmes sur le douaire dépendent désormais de l'enregistrement en bonne et due forme par le mari de la propriété de celui-ci, ce qui a pour effet de restreindre les droits de propriété des femmes mariées.

L'Acte d'Union

Adoptant certaines recommandations de Durham mais faisant fi de certaines autres, le gouvernement britannique unit le Haut et le Bas-Canada en vertu d'une seule législature. Les deux Canadas, renommés Canada-Est et Canada-Ouest, seraient représentés par quarante-deux sièges chacun. Sa population étant plus grande, le Canada-Est est sous-représenté au sein du nouveau système : les 450 000 habitants du Canada-Ouest ont le même nombre de représentants que les 650 000 habitants du Bas-Canada. Ajoutant l'insulte à l'injure, l'anglais est proclamé langue unique de la législature et du gouvernement, et puisque les dettes publiques des deux colonies sont combinées, le Bas-Canada se retrouve dans l'obligation de partager la responsabilité pour la dette beaucoup plus grande du Haut-Canada.

Un gouvernement responsable

Dès les années 1840, les quatre colonies de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve et Île-du-Prince-Édouard) et la Province du Canada-Uni sont toutes dotées d'assemblées formées de représentants élus, mais le pouvoir officiel demeure entre les mains d'une élite non élue. Certains exigent l'adoption des principes de gouvernement responsable, qui conféreraient aux membres élus de l'assemblée le contrôle ultime des affaires de l'État, tandis que d'autres s'y opposent farouchement. Aux yeux de leurs opposants, comme le gouverneur Sir Charles Metcalfe, les gouvernements responsables sont purement un moyen pour les dirigeants politiques canadiens d'octroyer des faveurs à leurs partisans.

Malgré les voix dissidentes, la Nouvelle-Écosse devient en 1848 la première colonie à constituer un gouvernement responsable au sein de l'Empire britannique, suivie des autres colonies de l'Atlantique jusqu'en 1855. Dans la Province du Canada-Uni, les principes de gouvernement responsable font de plus en plus d'adeptes dans les années 1840, sous l'initiative de Robert Baldwin et de Louis-Hyppolyte LaFontaine, et deviennent une réalité avec l'élection de ces deux hommes en 1848. À la fin de cette décennie, toutefois, la situation dans les deux Canadas ne fait pas le bonheur de tous. Le projet de loi du nouveau gouvernement sur l'indemnisation des pertes occasionnées par la répression des rébellions provoque l'indignation des marchands montréalais, déjà furieux à la perspective de se voir ruinés par une économie chancelante.

L'incendie du Parlement

En indemnisant les citoyens dont la propriété avait subi des dommages durant les rébellions déclenchées dix ans auparavant, le gouvernement, aux yeux des marchands, admettait la légitimité des soulèvements. Marchant sur le nouvel édifice du Parlement le 25 avril 1849, les conservateurs anglophones de Montréal incendient le bâtiment qui sera réduit en cendres.

La scène économique

Tandis que les politiciens s'affrontent au sujet du gouvernement responsable, l'économie continue d'évoluer, passant d'un capitalisme préindustriel à un capitalisme industriel. Des réseaux de transports bien implantés sont essentiels au développement du capitalisme, et dès les années 1840, la construction de canaux et de voies ferrées se poursuit à un rythme sans précédent.

La construction ferroviaire

Les chemins de fer, qui donnent accès à beaucoup plus de ressources et à de nouveaux marchés, assurent un transport à l'année longue qui n'est plus à la merci d'une météo imprévisible. Les deux plus importantes compagnies ferroviaires à faire leur apparition sont le Chemin de fer Intercolonial, reliant Montréal aux provinces maritimes, et le Chemin de fer du Grand Tronc, qui s'étend de Sarnia à Portland, dans le Maine, en passant par Montréal. Financée par les capitaux et l'expertise technologique britanniques, la construction des chemins de fer devient un élément central des affaires politiques canadiennes, et de 1852 à 1867, plus de 3 200 kilomètres de rails seront construits (Conrad et Finkel, p. 370).

La construction des canaux et l'immigration irlandaise

Outre des chemins de fer, on construit des canaux sur le Saint-Laurent et la rivière Niagara, et l'arrivée massive des catholiques irlandais fuyant leur pays ravagé par la famine apporte une source importante de main-d''uvre non qualifiée[3]. C'est d'ailleurs l'exploitation de la main-d''uvre irlandaise dans la construction du canal Welland, en Ontario, qui a assuré à William Hamilton Merritt un pouvoir à la fois économique et politique. Entretenant souvent de vieilles rivalités, les ouvriers irlandais vivent dans des bidonvilles le long du canal et forment une classe ouvrière extrêmement solidaire. Réagissant à l'exploitation économique dont ils sont victimes, les Irlandais deviennent reconnus pour la violence qu'ils exercent fréquemment aussi bien contre leurs employeurs qu'entre eux. Suite à leur arrivée en 1845-1846, le choléra apparaît et devient un problème sérieux menaçant de dévaster la population du Québec. Dans la ville de Québec, des émeutes sont déclenchées alors que des ouvriers s'attaquent à un hôpital soignant des victimes du choléra (Young et Dickinson, p. 174).

Vers la Confédération

Avec l'établissement des réseaux de transport et le développement de l'économie, les colonies de l'Amérique du Nord britannique commencent à examiner la possibilité d'une union politique. La Confédération n'est pas une idée nouvelle; un officier d'état-major britannique avait déjà parlé d'union en 1783, et cette idée avait été reprise durant une grande partie du siècle suivant par les représentants du gouvernement britannique et les autorités de la colonie. Les structures politiques établies par l'Acte d'Union de 1840 se révèlent inefficaces pour assurer la bonne marche des affaires de la province. Conçues pour assurer une majorité anglophone à l'assemblée en instaurant une représentation égale pour le Canada-Est et le Canada-Ouest, elles deviennent, dans les années 1860, peu favorables aux intérêts des anglophones. Dans la période qui suit l'adoption de l'Acte d'Union, la population du Canada-Ouest augmente considérablement, passant à plus du double en 1851. En 1861, le Canada-Ouest compte 1 396 091 habitants comparativement a 1 111 566  au Canada-Est. Pour redresser ce nouveau désavantage, les réformistes du Canada-Ouest commencent à exiger une représentation selon la population (« rep by pop »)[4].

George Brown

Les intérêts divergents des diverses parties au sein de la législature accentuent les conflits, et la Province du Canada devient de plus en plus difficile à diriger. En 1864, le gouvernement de coalition démissionne en raison de son incapacité à trouver une formule pour gouverner la colonie, et de nombreux politiciens commencent à chercher d'autres solutions constitutionnelles. George Brown, chef du parti réformiste et propriétaire du Globe de Toronto, change de cap et accorde son appui à la Confédération, profondément convaincu que l'acquisition du Nord-Ouest ouvrirait de nouveaux horizons. Tendant la main à ses vieux adversaires politiques, Macdonald et Cartier, Brown propose une « Grande Coalition » formée des réformistes, des tories et des bleus, qui travailleraient ensemble pour promouvoir la Confédération. Le chef des rouges du Canada-Est, Antoine-Aimé Dorion, est exclu de la coalition et devient le parfait chef du mouvement d'opposition.

L'opposition à l'Union

En Ontario, les deux principaux partis faisant front commun, l'opinion publique est en général favorable à l'Union. Depuis les années 1850, l'élite de la communauté des affaires de Toronto a des vues sur les avantages économiques de l'expansion. Au Québec, toutefois, une multitude de voix dissidentes s'élèvent contre la Confédération. La plus influente est celle de Dorion, qui dénonce les immenses pouvoirs qui sont accordés au gouvernement fédéral. Tant à l'assemblée que dans les journaux, les rouges prétendent que la Confédération ne réglera pas les problèmes du Canada. La Confédération, clament-ils, a été conçue pour avantager les grandes compagnies ferroviaires et est fondamentalement antidémocratique de nature. La moindre des choses, disent-ils, aurait été de déclencher une élection sur la question. Craignant les conséquences pour la nation canadienne-française, les rouges rappellent aux électeurs qu'en vertu de la Confédération, le gouvernement fédéral acquiert des pouvoirs beaucoup plus grands en matière d'impôt et de droit criminel et, peut-être plus grave encore, il obtient le pouvoir de révoquer la législation provinciale.

Les causes externes de l'Union

Sur la scène internationale, les années 1860 sont marquées par la création de nombreux États. Pour les Canadiens, que les journaux tiennent au courant des développements internationaux, la création d'États « est dans l'air » (Trofimenkoff, p. 101). Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse parlent depuis déjà longtemps de réunifier leur colonie, qui avait été séparée en 1784, et le British Colonial Office commence à promouvoir la question d'une union maritime entre le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard. Lorsque la Province du Canada annonce son intention de faire partie des négociations, on organise la Conférence de Charlottetown de 1864. Au sud, la guerre civile américaine fait rage, et la possibilité que la Union Army dirige sa puissance militaire contre l'Amérique du Nord britannique à la fin de la guerre est extrêmement inquiétante. La révocation de la réciprocité[5] par les États-Unis, en 1866, et leur acquisition de l'Alaska en 1867 confirment le caractère menaçant de leur politique étrangère. Les raids des Féniens[6], au Nouveau-Brunswick et au Canada-Ouest, renforcent en outre les arguments en faveur d'une défense centralisée. La Grande-Bretagne, impatiente d'éliminer ses dépenses pour la défense des colonies, encourage aussi fortement l'Union.

Les causes internes de l'Union

Les politiciens de l'Amérique du Nord britannique voient des avantages éventuels à un commerce national centré sur un axe est-ouest. Jusqu'à la Confédération, la Province du Canada effectuait des échanges commerciaux principalement avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, une situation renforcée par les accords commerciaux et les chemins de fer. Mais à cause de leur dépendance à l'égard du commerce extérieur, les colonies souffrent lorsque des problèmes économiques frappent la Grande-Bretagne et les États-Unis après 1857. Le gouvernement canadien et le chemin de fer du Grand Tronc éprouvent tous deux des difficultés financières, et des chefs politiques et économiques comme Alexander Galt et George-Étienne Cartier considèrent l'expansion comme la solution à leurs déboires économiques. La Confédération, croient-ils, tout en répartissant la dette parmi une plus grande population, fera naître de nouveaux marchés plus stables. Les intérêts internationaux, comme la Baring Brothers Bank, déclarent qu'ils ne financeront une plus grande expansion ferroviaire qu'à la condition d'une union entre les colonies de l'Amérique du Nord britannique. Pour les manufacturiers du Québec et de l'Ontario, la Confédération aurait, outre l'avantage de créer de nouveaux marchés, celui d'imposer des droits d'importation qui contribueraient à protéger leurs industries de la concurrence étrangère. Pour les défenseurs de la Confédération dans les régions de l'Atlantique, tout particulièrement en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick, elle garantirait une plus grande croissance économique grâce à des marchés protégés et de meilleures liaisons ferroviaires.

Suggestions de lecture

Les principaux manuels généraux sur l'histoire canadienne, un bon point de départ pour approfondir la recherche, sontHistory of the Canadian Peoples: Beginnings to 1867 vol. 1 et 2, 3e éd. (Toronto : Addison Wesley Longman, 2002) de Margaret Conrad et Alvin Finkel; on peut trouver une histoire générale détaillée rédigée par un certain nombre de grands spécialistes dans Craig Brown, dir., The Illustrated History of Canada (Toronto : Key Porter Books, 1997); pour un bon compte rendu, voir Desmond Morton, A Short History of Canada 5e éd. (Toronto : McClelland and Stewart, 2001); pour un examen de l'histoire de l'Ontario après la Confédération, voir Joseph Schull, Ontario Since 1867(Toronto : McClelland and Steward, 1978); Edgar-André Montigny et Lori Chambers, Ontario Since Confederation: A Reader(Toronto : University of Toronto Press, 2000); les textes faisant autorité sur la période de l'après-Condéfération dans l'histoire du Québec sont ceux de Paul-André Linteau, René Durocher, Jean-Claude Robert, et, pour le deuxième volume, de François Ricard, Histoire du Québec contemporain, tome I et tome II (Montréal : Boréal, 1989); pour un regard socio-économique sur le passé du Québec, voir John A. Dickinson et Brian Young, A Short History of Quebec 2eéd. (Montréal : McGill-Queen's University Press, 2000); pour un examen de l'histoire sociale du Québec dans le contexte de l'idéologie et de l'expérience des femmes, voir Susan Mann Trofimenkoff, The Dream of Nation: A Social and Intellectual History of Quebec (Toronto : Gage Publishing Limited, 1983); pour un excellent survol de l'histoire des peuples autochtones du Canada, voir Olive Patricia Dickason, Canada's First Nations: A History of Founding Peoples from Earliest Times2e éd. (Toronto : Oxford University Press, 1997); pour des ouvrages généraux sur les femmes canadiennes, voirCanadian Women: A History (Toronto : Harcourt Brace, 1996); Collectif Clio, Quebec Women: A History, trad. Roger Gannon et Rosalind Gill (Toronto : Women's Press, 1987); pour un survol de l'immigration dans l'histoire canadienne, voir Gerald Tulchinsky, Immigration in Canada: Historical Perspectives (Toronto : Copp Clark Longman Ltd., 1994); les revues spécialisées les plus importantes sur l'histoire canadienne sont la Canadian Historical Review et laRevue d'histoire de l'Amérique française; pour des études biographiques détaillées, voir le Dictionnaire biographique canadien.

Pour un examen des raisons et des causes des rébellions du Bas-Canada, voir Allan Greer, The Patriots and the People: The Rebellion of 1837 in Rural Lower Canada (Toronto : University of Toronto Press, 1993); Fernand Ouellet, Lower Canada, 1791-1840: Social Change and Nationalism (Toronto : Macmillan, 1981) et Economic and Social History of Quebec(Toronto : Macmillan, 1981).

Pour des ouvrages sur les effets de l'immigration irlandaise, voir Don Akenson, The Irish in Ontario: A Study in Rural History (Montréal : McGill-Queen's University Press, 1984); pour certains aspects plus sombres de l'histoire, voir Geoffrey Bilson, A Darkened House: Cholera in Nineteenth-Century Canada (Toronto : University of Toronto Press, 1980); Scott See, Riots in New Brunswick: Orange Nativism and Social Violence in the 1840s (Toronto : University of Toronto Press, 1993); Ruth Bleasdale, « Class Conflict on the Canals of Upper Canada in the 1840s », Labour / Le Travail (vol. 7, 1981); pour un examen de la religion au Québec, voir Serge Gagnon et Louise Lebel-Gagnon, « Le milieu d'origine du clergé québécois 1775-1840 : mythes et réalités », Revue d'histoire de l'Amérique française (vol. 73, no 3, décembre 1983).

Pour des ouvrages sur l'histoire des provinces de l'Atlantique, voir Phillip Buckner et John Reids, dir., The Atlantic Region to Confederation: A History (Toronto: University of Toronto Press, 1994); P.A. Buckner et David Frank, dir., The Acadiensis Reader: Atlantic Canada before Confederation, 2e édition, vol. 1 (Fredericton: Acadiensis Press, 1988); pour en savoir davantage sur les femmes et les Maritimes, voir Janet Guildford et Suzanne Morton, dir.,Separate Spheres: Women's Worlds in the Nineteenth-Century Maritimes (Fredericton: Acadiensis Press, 1994).

Les princiaux ouvrages sur la période de la Confédération sont J. M. S. Careless, The Union of the Canadas: The Growth of Canadian Institutions, 1841-1857 (Toronto : McClelland and Stewart, 1967); D.G. Creighton, The Road to Confederation: The Emergence of Canada 1863-1867 (Toronto : Macmillan, 1964); Ramsay Cook, dir., Confederation (Toronto : University of Toronto Press, 1967); et Ged Martin, dir., The Causes of Canadian Confederation (Fredericton : Acadiensis Press, 1990); P.B. Waite, The Life an Times of Confederation, 1864-1867 (Toronto : University of Toronto Press, 1962); pour un aperçu de la Confédération dans la région de l'Atlantique, voir George Rawlyk, The Altlantic Provinces and the Problem of Confederation (St. John's Backwater Press, 1980); pour un compte rendu marxiste, voir Stanley Ryerson, Unequal Union: Confederation and the Roots of Conflict in the Canadas, 1815-1873 (Toronto : Progress Books, 1968).

Pour un regard particulier sur le Québec durant cette période, voir Jean-Paul Bernard, Les rouges. Libéralisme, nationalisme et anticléricalisme au milieu du XIXe siècle.(Montréal : Les presses de l'Université du Québec, 1971); Arthur Silver, The French-Canadian Idea of Confederation, 1864-1900 (Toronto : University of Toronto Press, 1982).

Pour des biographies de certaines des grandes figures historiques ayant participé aux débats sur la Confédération, voir Brian Young,George-Étienne Cartier, Montreal Bourgeois (Montréal : McGill-Queen's University Press, 1981); J.M.S. Careless,Brown of the Globe (Toronto : Macmillan, 1959); D. G. Creighton John A. Macdonald: The Young Politician(Toronto : Macmillan 1965); A.A. den Otter, Civilizing the West: The Galts and the Development of Western Canada(Edmonton : University of Alberta Press, 1982).

 

 

 

[1] Le « Family Compact » était le nom donné au groupe de personnes qui en sont venues à dominer la scène politique du Haut-Canada après la guerre de 1812. Considéré par les réformistes comme une oligarchie, le groupe avait des opinions conservatrices et défendait avec véhémence les traditions britanniques ainsi que ses propres positions privilégiées aux plans économique et politique.

[2]Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours (publié de 1845 à 1848).

[3] Il est à noter que de nombreux immigrants irlandais s'installent aussi dans les Maritimes. Bien que des conflits s'engagent entre ces immigrants d'obédience catholique et leur concitoyens protestants, cette situation n'est pas exceptionnelle durant le 19e siècle. À titre d'exemple, la ville de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, est reconnue pour être alors le théâtre de violents conflits religieux.

[4] Le principe de la représentation proportionnelle à la population signifie que la province obtient un nombre de sièges proportionnel à la taille de sa population.

[5] Le Traité de réciprocité entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, en vigueur de 1854 à 1866, assurait le libre-échange des ressources primaires entre l'Amérique du Nord britannique et les États-Unis. Lorsque la demande des ressources de l'Amérique du Nord britannique était très élevée durant la guerre civile américaine des années 1860, le Canada a réalisé des profits considérables.

[6] Les Féniens étaient des Américains d'origine irlandaise qui militaient en faveur de l'indépendance de l'Irlande. Dans leur tentative pour forcer le gouvernement britannique à libérer l'Irlande, les Féniens ont attaqué les colonies de l'Amérique du Nord britannique.