L'année 1904 au Nouveau-Brunswick
Introduction
En 1604, une poignée de bateaux transportant cent-vingt hommes quittent la France à destination des rivages du Nouveau Monde. Le gentilhomme Pierre Du Gua, sieur de Monts (1558-1628), dirige l'expédition. Parmi les nobles, artisans, soldats et autres membres du groupe se trouve le cartographe du roi, Samuel de Champlain (v. 1567-1635). L'expédition accoste d'abord sur l'île de Sable en mai 1604. De là, de Monts, Champlain et quelques compagnons partent explorer la côte sud de la Nouvelle-Écosse et la baie de Fundy. Tandis que de Monts cherche un site approprié pour établir une colonie, Champlain dresse la carte des passages et des havres de la côte accidentée. Nombre de lieux situés le long des côtes du Maine, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse portent encore aujourd'hui le nom que leur a donné Champlain.
L'année 2004 marque le quatricentenaire de la fondation d'une colonie francophone en Amérique du Nord. À l'occasion des nombreuses manifestations prévues tout au long de l'année, il est intéressant de revenir sur 1904, une année ponctuée par les commémorations du tricentenaire. À l'époque, de grandioses célébrations sont organisées sur l'île Sainte-Croix, à Port Royal, en Nouvelle-Écosse, et à Calais, au Maine. Les célébrations les plus importantes et les plus somptueuses se tiendront cependant à Saint John, où des foules enthousiastes prennent part à une semaine complète de festivités.
Ce circuit Web explore le thème de la vie quotidienne au Nouveau-Brunswick durant l'année marquée par le tricentenaire de l'expédition de De Monts en Amérique du Nord. On y décrit la vie des Néo-Brunswickois au tournant du siècle : les défis à relever, la prospérité économique, les tensions politiques inhérente à cette période et la façon dont les Néo-Brunswickois occupaient leur temps libre. Le circuit tente aussi de jeter de la lumière sur la complexité de la société néo-brunswickoise de 1904. Les expériences quotidiennes des Acadiens, des Autochtones et des autres minorités diffèrent largement de celles de leurs compatriotes anglophones.



